« Réalités cadres - octobre 2005 »

Quelques enseignements d’un sondage

 

 

 PAR ÉRIC THOUZEAU, SECRÉTAIRE NATIONAL DE L'UGICT-CGT

 

Mesdames, Messieurs,

Si les cadres sont pessimistes quant à l’évolution de la situation économique dans les six mois à venir (cf. sondage CSA/La Tribune des 30 et 31 août 2005), cela ne les empêche pas d’exprimer un certain bien-être au travail (cf. baromètre « Réalités cadres » Csa/Ugict octobre 2005).

Avec un bémol très important : le stress est très souvent cité par les cadres quand on leur parle de leur travail. C’est une des raisons profondes de l’attachement des cadres à la Rtt (64 % des cadres déclarent ne pas vouloir troquer des jours de Rtt contre rémunération.)

 

 

 

 

Les cadres sont nombreux à exprimer le souhait de continuer leur activité professionnelle à un rythme moins soutenu. Ce sont d’ailleurs les plus jeunes qui apparaissent les plus désireux de réduire l’intensité de leur activité dans l’hypothèse où ils en auraient la possibilité : on peut y voir un indice supplémentaire du désir exprimé par les jeunes cadres d’un rééquilibrage entre vie professionnelle et vie privée.

 

 

 

 

C’est,pour la Cgt, de ce côté là que les directions d’entreprise devraient regarder si elles voulaient réellement lutter contre le «malaise des cadres. »Ce malaise n’est pas atténué par les prévisions d’évolutions de l’emploi. Certes il y a incontestablement une augmentation du nombre d’offres d’emploi des cadres depuis quelques mois (selon l’APEC, près de 160 000 cadres devraient être recrutés en 2005, soit 8 % de plus qu’en 2004). Simple rattrapage après plusieurs années de vaches maigres ? Ou amorce d’une réelle reprise économique ?

 

 

 

 

Aucun institut ne pronostique une telle reprise de l’économie. D’autant que l’on sait que les défaillances d’entreprises ont enregistré une hausse de 5,8 % entre septembre 2004 et septembre 2005, du fait notamment de la faible croissance économique. Elles devraient atteindre en 2005 leur plus haut niveau depuis 7 ans selon une étude de l’assureur crédit Euler Hermes SFAC. Il n’y a donc pas à afficher un optimisme exagéré.

 

 

 

 

Le malaise des cadres est maintenant bien identifié : une très grande majorité de cadres savent pertinemment qu’ils sont loin des vrais centres de décisions, que les stratégies des entreprises sont dominées de plus en plus par des logiques purement financières, qu’en cas de rachat ou de délocalisation ils ne seront pas épargnés : Hewlett-Packard est l’exemple dont tous les cadres parlent bien évidemment.

 

 

 

 

Ce sentiment d’ « intranquillité » permanente (cf. Le Monde de l’emploi du 11 octobre 2005) a bien sûr altéré le rapport des cadres à leurs entreprises. Il y a quelques années, on pouvait utiliser, à propos des personnels d’encadrement, la notion de salariat de confiance, pour reprendre les termes du sociologue Paul Bouffartigues. Confiance accordée par l’employeur au travers de la rétrocession d’une parcelle de son pouvoir, d’une délégation d’autorité. Et confiance dont l’employeur bénéficie en retour de la part de l’employé.

 

 

 

 

On peut aujourd’hui parler de crise de ce salariat de confiance. Il est clair que pour l’Ugict-Cgt, si les cadres restent des salariés pas tout à fait comme les autres, ce sont de plus en plus des salariés au même titre que les autres. Catherine Martin, présidente (Medef) de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) estime que les cadres sont à la recherche d’une « reconnaissance » et que les entreprises doivent donc mieux valoriser les compétences de leurs cadres (formation, suivi personnalisé des cadres, aide à la veille sur les opportunités de mobilité …). Pour laCgt, c’est totalement insuffisant !

 

Un des éléments forts d’une amélioration du « moral » des cadres passerait évidemment par un allègement de leurs charges de travail, source première de stress. Pas sûr que les employeurs aient envie d’explorer cette piste, pas plus que celle d’une nécessaire amélioration des rémunérations avec meilleur paiement des qualifications.

 

Alors qu’un tiers des cadres estiment que leur pouvoir d’achat a baissé en 2004 et un tiers qu’il a stagné, une meilleure rémunération reste un des éléments-clés de la reconnaissance. Il apparaît, à ce sujet, un recul de l’idée de l’individualisation généralisée des salaires, qui est loin de garantir une hausse du pouvoir d’achat. En effet lorsqu’on les interroge sur leurs souhaits, une majorité de cadres se prononcent pour plus de négociations collectives (cf. « Réalités cadres » Csa/Ugict octobre 2005).

 

Ils sont certainement de plus en plus nombreux à constater que le « tout-individualisation » en matière de rémunération fait plus de perdants que de gagnants. Notons également que le sondage Csa/Ugict-Cgt indique qu’il y a bien persistance d’une inégalité salariale entre les femmes et les hommes exerçant des responsabilités. Les femmes cadres considèrent en majorité que leur niveau de rémunération ne correspond pas à l’ampleur des responsabilités qui leur incombent (52 % contre 39 % des hommes).

Elles sont aussi plus pessimistes que les hommes sur l’évolution de leur rémunération 2005.

 

 

 

 

 

 

 

Bienvenue au syndicat CGT.

Venez prendre votre place. Le syndicat CGT est situé 18, rue St Rémesy 31000 Toulouse, entre la place du Salin et la place des Carmes.

 

 

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Vous pouvez nous joindre: HPIM0304.jpg

 

par téléphone: 0561525396 ou 0561222467

par mailsyndcgtmairie-toulouse@wanadoo.fr

 

C'est Myriam

qui vous accueillera avec son sourire légendaire.

 

Les organismes consultatifs

 

 Le Comité Technique Paritaire (CTP)

 

 

.Les comités techniques paritaires (CTP) donnent leurs avis sur l'organisation des services, les suppressions d'emplois et de manière générale sur toutes les questions concernant les conditions de travail.

Tous les agents publics sont électeurs et éligibles (fonctionnaires et contractuels).

Chaque collectivité qui emploie au moins 50 agents titulaires ou non doit constituer un CTP, celles qui emploient moins de 50 agents sont regroupées au centre de gestion départemental 

 

 

Vos élus-e-s CGT au CTP

 Représentants titulaires

Représentants suppléants 

 METCHE Nathalie

CHEVILLARD Jacqueline  

 

MORALES
Jean-Bernard

 RASTOUL Fabrice 

 

 

 

LO Sylvie

 DESTOBBELEER Charlotte 

 

 

AGUIRRE Valentin

 ATTIA Karim 

 

 

 

 

La Commission Administrative Paritaire (CAP)

 

 Les commissions administratives paritaires (CAP) donnent leur avis sur les carrières des seuls fonctionnaires : Promotion de grade, avancement d'échelon, détachement ou mutation, notation et évaluation professionnelle.

Elles sont organisées par catégorie, toutes les qualifications confondues :

 

 

Elu-e-s CGT pour la catégorie A

 Représentants titulaires

Représentants suppléants 

Darasse Olivier

CLEMENTE JOSEPH

 

 

 

 

Elu-e-s CGT pour la catégorie B

 Représentants titulaires

Représentants suppléants 

Lavernhe Françoise

  VACILOTTO OLIVIER

 

REYNAUD CATHERINE

  CARBONNEL ALAIN

 

 

 

 

 

 Elu-e-s CGT pour la catégorie C  

 

 Représentants titulaires

Représentants suppléants 


CANONINI ALAIN

 
ENGEL CHRISTINE


Le Franc Anne-MariE


  SMAIL NIDHAL

 

 

 

 

 

 

 

Le Comité d'Hygiène et de Sécurité (CHS)

 

Le CHS contribue à la protection de la santé, à l'amélioration de la sécurité des salariés travaillant dans l'établissement, travailleurs temporaires et salariés d'entreprises extérieures compris.  

- Il veille à l'application des règles relatives à la protection des salariés dans ces domaines.

 - Il formule des propositions de sa propre initiative ou à la demande de l'employeur ou des représentants du personnel.

 - Il doit obligatoirement être consulté avant toute décision importante relative à la sécurité.

Le CHS effectue :

  - Des inspections régulières des lieux de travail, au moins une fois par trimestre.

 

 - Des enquêtes ponctuelles, notamment à la suite d'un accident du travail, d'une maladie professionnelle et en cas de danger grave et imminent.


Le CHS donne son avis notamment sur
:

 

- Les programmes de formation à la sécurité.

- Les clauses du règlement intérieur à l'hygiène et à la sécurité.

-  Le plan d'adaptation aux nouvelles technologies établi par l'employeur.

- Sur l'aménagement des postes de travail, notamment en faveur des travailleurs handicapés.

 Il peut de sa propre initiative se saisir de toute question de sa compétence et formuler des voeux et des propositions à l'employeur.

 

Le CHS peut faire appel à un expert s'il est en présence d'un risque grave révélé par un accident du travail, une maladie professionnelle, ...

 Si un représentant du personnel au CHS constate l'existence d'un danger grave et imminent, il doit en aviser immédiatement l'employeur qui effectue aussitôt une enquête et prend les mesures nécessaires.

Le CHS se réunit
:

-  Régulièrement, une fois par trimestre au minimum.  

- Occasionnellement à la demande motivée de deux de ses membres représentants des salariés, ou à la suite d'un accident qui a ou aurait pu entraîner des conséquences graves.  

Les noms inscrits en gras indiquent les représentant-e-s élu-e-s de l'UFICT-CGT.



Vos élu-e-s CGT au CHS

 Représentants titulaires

Représentants suppléants 


Garcia Geneviève

 
BATUT STHEPANE

  

 

 


DE AMORIN ROLAND

 

   MADHJOUB NORIA 

 

 


GUYLLEMIN AURORE

 

     Lasuein Joséphine

 

 

 

 

Options est le magazine des cadres CGT. Pour quelle raison, la CGT organise cette rencontre pour la protection sociale?

Les Rencontres d'Options 6 décembre 2005

 

Au moment où la Sécurité sociale est remise en cause, où les faillites d'entreprises aux USA démontrent la duperie des fonds de pension, ces Rencontres d'Options sont l'occasion pour les syndiqués d'échanger et de se former pour mieux passer à l'offensive sur notre système solidaire de protection sociale.

Où que nous militions, CD, UD, UL, branches, entreprises du secteur public ou privé, nous sommes de plus en plus sollicités sur les questions de protection sociale et la plupart du temps embarrassés pour répondre.

C’est ce salarié qui s’inquiète de ses futurs droits à retraite : quand pourrais-je partir, ma retraite me suffira-telle pour vivre, puis-je racheter des droits à retraite, est-ce mon intérêt ?

Je suis salarié du secteur public : dois-je désormais cotiser à la Prefon ? Qu’ai-je à attendre du nouveau régime additionnel des agents de la fonction publique ?

Je suis non-titulaire : où va ma retraite de l’IRCANTEC ?

Je suis salarié du secteur privé et mon employeur me propose de cotiser à l’AGIRC : est-ce que cela va me rapporter quelque chose ?

Si mon salaire est inférieur au plafond de la Sécurité sociale, à quoi sert-il d’être affilié au régime de retraite des cadres ?


Et si mon salaire dépasse le plafond qu’aurai-je de plus en cotisant à l’AGIRC plutôt qu’à l’ARRCO ?
Finalement un PERCO ne serait-il pas plus avantageux pour moi ? D’ailleurs ma banque me sollicite pour un PERP : ça vaut le coup ?

C’est le militant qui dans sa branche, est confronté à la négociation d’un dispositif d’épargne retraite ou salariale, abondé ou pas.

Quels sont les enjeux de ces accords, leurs effets sur les régimes obligatoires et solidaires, quels arguments développer ? Quelles revendications avancer ?

S’agissant de la prévoyance complémentaire et facultative, pourquoi toutes les entreprises dénoncent-elles les accords de retraite supplémentaire dite « chapeau» à « prestations définies» pour les remplacer par des systèmes à « cotisations définies» ?

Comment faire face à la soi-disant impossibilité de financer, lorsqu’elle est avancée dans une entreprise ou au niveau d’une branche ?

Que penser de l’engagement des employeurs à abonder les PERCO alors qu’ils ne veulent pas d’augmentation de cotisation ?

Avec la réforme de l’assurance maladie et le scandale de l’instauration d’une franchise de 18 euros sur le remboursement des frais les plus onéreux pour les assurés, voici maintenant le grand chambardement des régimes complémentaires :
quelles sont, d’ici le 1er janvier 2006, date butoir pour la mise en œuvre dans les Institutions de prévoyance des dispositions introduites par la dernière réforme de l’assurance maladie, nos marges de négociation ?

Les institutions de prévoyance peuvent-elles continuer à compléter à 100 % les remboursements de la Sécurité sociale alors que celle-ci ne cesse de les diminuer ?
Selon quels arbitrages ?

Dans ce contexte, quelle politique de santé au travail défendre dans les entreprises, les secteurs professionnels et interprofessionnels ?

Vers qui se tourner, lorsqu’on se sent désemparé pour faire face efficacement à de telles négociations ?

Les salariés protestent car ils sont de moins en moins remboursés par la Sécurité sociale et leur complémentaire : quelles alternatives syndicales pouvons-nous leur proposer ? Comment ?
Compte tenu du désengagement progressif de la Sécurité sociale, notamment au niveau des risques maladie, quel sera notre niveau de protection sociale pendant les périodes de chômage, indemnisé ou pas ?

Et enfin le cœur du problème : le transfert progressif du financement de la protection sociale obligatoire, solidaire et universelle vers des dispositifs facultatifs de branches, d’entreprises ou individuels est-il inéluctable ?
Les ressources financières existent-elles pour financer la Sécurité sociale ?

Si l’on s’oriente vers une individualisation croissante de la protection sociale, quelles conséquences économiques, quels risques en matière de santé publique ?

C’est de toutes ces questions que nous débattrons à l’occasion des prochaines Rencontres d’Options.
Les participants à ces Rencontres repartiront mieux armés pour faire face aux problématiques de négociation et répondre à l’ensemble des questions soulevées par les salariés.

le C.T.P. prévu le 06/12/2005 n’a pu avoir lieu par défaut de quorum, les organisations syndicales ont refusé de siéger.


Les territoriaux CGT en lutte en intersyndicale

Les syndicats se sont réunis (sauf UECT) se sont réunis en assemblée générale salle Du Sénécal pour déterminer des contre-propositions à la gestion du personnel de la municipalité, vision unitérale limitée et encore illustrée par un nouvel exemple de démocratie participative : Information aux organisations syndicales pour le CTP hors délai. La municipalité a eu 3 mois pour le préparer... et le syndicat a une semaine pour lire, analyser, émettre des contre-propositions sur les nombreux points abordés.   Rappel des orientations  nationales CGT en matière de traitement et régime indemnitaire.


Orientations de l'UFICT (cadres CGT fonction publique territoriale)

Notre 6ème congrès CGT UFICT qui s'est déroulé à Poitiers du 21 au 24/11/2005 a fixé les grandes lignes en matière de Traitement et régime indemnitaire.

 

"Tandis que les traitements des fonctionnaires stagnent et que diminue le pouvoir d'achat du point d'indice, la part des primes augmente dans la rémunération. Ce système de primes divise le personnel, met les agents et les collectivités en concurrence. Le développement de la part aléatoire du salaire accélère l’inégalité des rémunérations entre collectivités territoriales et entre les agents. On ne peut pas continuer à avoir une fonction publique territoriale à plusieurs vitesses. Le maquis des textes autorise les employeurs à individualiser les rémunérations. Peut-on encore parler d’indépendance du cadre décideur lorsque plus de 45% de son salaire dépend du bon vouloir du Maire ou du président comme c’est le cas des ingénieurs par exemple ?


Les règles et critères d’attribution, ne sont que la plupart du temps fixées dans les délibération qu’au travers de la formule consacrée : « selon la manière de servir de l’agent » sans recours paritaire possible, contrairement à la Fonction Publique d’Etat. Au travers du régime indemnitaire, les gouvernements successifs ont cherché à éviter de procéder à des améliorations statutaires (déroulement de carrière, échelles indiciaires, reconnaissance des qualifications), laissant le soin à chaque collectivité d’attribuer ou non, à tel ou tel cadre d’emplois, à tel ou tel agent, un régime indemnitaire.


Le 6ème congrès décide qu’une bataille revendicative UFICT doit être développée pour l’augmentation de la valeur du point d’indice en réaffirmant son caractère fondamental , pour la revalorisation de l’ensemble de la grille afin de prendre en compte les qualifications, pour l’intégration des primes dans le traitement.
Mais il nous faut aussi tenir compte des batailles menées localement pour une amélioration du régime indemnitaire et pour l’attribution des primes et bonifications indiciaires auxquelles la loi donne droit.


Dans la perspective d’une intégration effective des primes dans le traitement, exigeons,


Dans chaque collectivité et établissement public : 
La transparence et l’équité dans l’attribution des primes   

  
Au niveau national :  Un régime indemnitaire fondé sur le grade de l’agent et non sur des critères subjectifs . L’égalité entre les filières et entre les collectivités, selon le principe « à niveau de qualification égal, salaire égal » . La revalorisation des filières très féminisées qui sont les parents pauvres de la construction statutaire

 

 

 Le 6ème congrès décide également de faire vivre parmi les ICTAM de la FPT d’un statut unique commun aux trois versants de la fonction publique.

Cela doit se traduire par une harmonisation par le haut : revalorisation des carrières, refonte des grilles indiciaires, suppression des quotas, gestion prévisionnelle des effectifs, modes de recrutement, gestion collective des carrières, mobilité choisie et harmonisation des formations, des corps, des cadres d’emplois, alternative statutaire aux emplois fonctionnels.

Cette démarche suppose un travail commun entre les organisations CGT spécifiques aux ICTAM des trois versants de la  fonction publique.

 

 

Pour la défense et le développement des services publics

Manifestation à Toulouse, le samedi 19 novembre.

La manif partira devant l'Hotel Dieu à 14h30 pour se terminer devant la gare matabiau.

 

Les services publics font l’objet de multiples attaques. La réduction des moyens accordés conduit à des suppressions d’implantations dans les zones rurales et une absence de développement dans un tissu urbain dense. Dans une société de plus en plus inégalitaire, les attaques contre le service public se font au détriment de la construction du lien et de la cohésion sociale.

 La désertification de certains territoires en matière de services publics est un frein considérable à l’implantation de sites économiques. En effet, comment créer un pôle économique lorsque disparaissent Poste, Education Nationale, services financiers de l’Etat ou services de santé. Cela conduit à une concentration des activités dans quelques zones ciblées conduisant à la dégradation de la vie des salariés.

 L’augmentation de l’immobilier ou les problèmes de transports sont des indicateurs. La question du développement du service public et de son adaptation doit être posée dans le cadre d’une politique d’aménagement du territoire ambitieuse.

 Pour l’UGICT-CGT, seule une intervention résolue, massive et unitaire des salariés avec leurs organisations syndicales, le mouvement associatif, des citoyens en lien avec les élus est susceptible de créer les conditions d’une véritable reconquête du service public dont l’évolution est nécessaire pour mieux répondre aux besoins de la population.

 

 

 

L’UGICT-CGT s’inscrit donc pleinement dans la manifestation organisée à Toulouse le samedi 19 novembre 2005

Bref Historique du syndicalisme Cgt ...

Ceux qui n'ont pas de passé, n'ont pas d'avenir d'ou Savoir d'où on vient pour choisir où on va !

(A ne pas confondre avec la citation d' Oscar Wilde un tantinet macho:" j'aime les femmes qui ont un passé et les hommes qui ont de l'avenir...")


Des origines à septembre 1895 :
la naissance de la CGT ou la lutte pour l'unité.

La révolution française a considérablement accentué les différenciations sociales. Au cours du 19ème siècle, chaque groupe social est en recherche d'identification. Le mouvement ouvrier s'affirme au travers des luttes sociales, et par sa participation aux grands évènements politiques (révolution de 1830, insurrection de février 1848, commune de 1871). Face à la structuration du patronat, les premières organisations ouvrières se mettent en place.

Les congrès qui se succèdent vont voir apparaître différents courants dans une période marquée par des grèves et la répression. La fondation de la CGT à Limoges en septembre 1895 repose à la fois sur un processus unitaire, et sur le départ d'une partie des militants. La grève générale, l'autonomie syndicale et le syndicalisme de métier constituent les trois pans de la CGT.


De 1895 à la scission de 1920.

La CGT face au premier conflit mondial. Le débat syndicats/partis politiques s'approfondit. Les questions non résolues des structures de la CGT empêchent encore une véritable unification de la confédération. Si les tendances subsistent dans la CGT, l'unité demeure face à la répression et aux manoeuvres intégrationnistes du pouvoir.

La charte d'Amiens adoptée en 1906 marque le triomphe des thèses de l'anarcho-syndicalisme. La question de l'Etat va cristalliser les clivages dans la CGT entre réformistes et révolutionnaires, accentués par l'arrivée au gouvernement d'anciens dirigeants socialistes à l'approche de la guerre. C'est dans ce contexte que peu à peu la CGT va rallier l'union sacrée, après avoir lutté contre.

Au lendemain de la guerre, les divisions persistent. En novembre 1919, la CFTC se constitue sur un base confessionnelle, ouvertement opposée au syndicalisme de classe. La CGTU naît de l'exclusion des minoritaires de la CGT. Le pluralisme syndical a fait place à la division syndicale : CGT, CGTU, CFTC.


1920 - 1936 : Vers la réunification.

Dans une période marquée par la mutation de l'ouvrier de métier vers l'ouvrier d'industrie et l'essor du Taylorisme, CGT et CGTU s'opposent sur les formes et les moyens pour transformer la société.

La CGT voit ses effectifs croître jusqu'en 1930. Elle regroupe dans un premier temps tous les opposants au réformisme, alors que la CGTU se structure à partir des organisations issues de la CGT. La crise économique et sociale se développe. Le coup de force des ligues d'extrême droite en 1934, et la tendance au "durcissement" de l'Etat entraînent une manifestation commune de la CGTU et de la CGT.

Les directions confédérales sont obligées de discuter de la réunification qui se réalise en 1936 au congrès de Toulouse. Cette unité est due en grande partie à la pression de la situation et aux exigences de la politique intérieure. Avec le succès du Front Populaire et les luttes, le patronat doit reconnaître la CGT et signer les accords de Matignon.


1937 - 1947 : La deuxième guerre mondiale et les vicissitudes de l'unité

Les clivages au sein de la CGT rebondissent à propos de la guerre civile espagnole, de la pause des réformes décrétée par le gouvernement, des accords de Munich et de l'échec de la grève générale contre les décrets lois. La CGT éclate, certains militants devenant clandestins, d'autres rejoignant Pétain.

Il faut attendre 1940-1941 pour que des luttes émergent et se développent, et 1943 pour que la CGT se réunifie. Celle-ci, avec la CFTC participera à la résistance, et à la grève insurrectionnelle qui libère Paris. Après la libération, la CGT appelle à la bataille de la production pour la reconstruction économique du pays. En 1944, naît la CGC liée au fait que la CGT n'a pas suffisamment pris en compte les spécificités des Ingénieurs, cadres et techniciens.

La guerre froide et les stratégies divergentes, le poids du passé, et ce malgré des acquis importants tels que les nationalisations, les Comités d'Entreprises, la Sécurité sociale, divisent la CGT. En 1947 la CGT-FO se constitue. Les enseignants créent la FEN, refusant de choisir entre la CGT et FO.


1947-1968 construire l'unité d'action

Malgré l'affaiblissement de la CGT, des luttes se développent dans un contexte de guerre froide. L'importance des grèves de 1953 sur le problème de l'âge de la retraite dans la fonction publique débouche sur des luttes unitaires dans de nombreux secteurs. Celles-ci se renforcent au regard de la hausse des prix, des atteintes à la sécurité sociale, du blocage des salaires et de la dévaluation.

Dans le même temps, la CGT se lance dans la bataille pour la fin de la guerre en Algérie. En 1964 la CFTC scissionne. La CFDT se crée. Une minorité maintient la CFTC avec sa référence confessionnelle. Confrontés au blocage des salaires, à l'austérité, à la multiplication des fermetures d'entreprises et des licenciements, CGT et CFDT signent en 1966 un accord sur des revendications minimales. les grèves et les manifestations unitaires se succèdent. Hormis la grève générale du 13 mai 1968 contre la répression, qui fut unitaire avec la CFDT, la FEN et l'UNEF, chaque organisation syndicale fera cavalier seul dans le contexte des évènements de 1968. Ceux-ci déboucheront sur les accords de Grenelle. 1968-1981 : Les syndicats face à la crise. Les bouleversements technologiques et les mutations du salariat s'accèlèrent.

Après les évènements de 1968, le changement social est à l'ordre du jour. A partir de mars 1969, première journée d'action unitaire CGT-CFDT, les luttes unitaires vont se développer dans tout le pays (Lip, Rateau...). Mais peu à peu les relations vont se tendre entre la CFDT et la CGT. Recentrage oblige, à partir de 1978, la CFDT freine les mobilisations unitaires. c'est le cas sur la sécurité sociale ou la retraite, la CGT appelant seule. La CFDT prône le réalisme à tout prix... Quitte à laisser le terrain des revendications au patrônat.


De 1981 à nos jours : l'émiettement du syndicalisme et l'urgence du rassemblement.

Après l'élection de F. Mitterand, la désunion est totale. La CGT demeure la seule force d'entrainement des luttes , alors que la CFDT prône le "réalisme social", FO "l'indépendance" et la CGC "le corporatisme". Dans le même temps se constitue le Groupe des 10 à partir de syndicats autonomes. A partir de 1986, la CFDT tente une recomposition syndicale avec la FEN, qui elle-même cherche à dégager un axe réformiste avec FO et la FGAF. Le 1er mai 1988 est célébré par la FEN, la CFDT, la FGAF et le SNUI. En 1991, les accords CFDT-FEN ne rallient pas FO, la CGC ni la CFTC. Certaines composantes du groupe des 10 rejoignent la FEN en 1992.

Le seul objectif apparent de ces différentes recompositions "ratées" étant la marginalisation de la CGT. La CFDT multiplie les exclusions, d'où la création de Sud-PTT et de CRC dans les hopitaux. La FEN éclate en 1992, création de la FSU. En 1993, l'UNSA est constituée à partir des syndicats demeurés à la FEN, la FGAF, la FMC, la FGSOA et la FAT.

La CGT poursuit son travail unitaire. En 1995, FO, SUD, FSU et des militants CFDT se mobilisent avec la CGT contre les projets gouvernementaux remettant en cause les retraites. L'éparpillement se poursuit. L'UNSA, reconnue représentative, et le groupe des 10 tentent de se structurer. FO et CFDT connaissent des divergences internes importantes. Dans ce contexte, la CGT lance l'idée du "syndicalisme rassemblé".

http://www.congres.cgt.fr/article.php3?id_article=4

 Historique du système par répartition

"historique commenté par le syndicat interprofessionnel de la presse"

La revendication d'un régime par répartition basé sur la solidarité des salariés entre eux, sur l'assurance de bénéficier de moyens de subsistances, naît avant tout des revendications ouvrières, et en particulier de la CGT syndicaliste révolutionnaire des origines, dont se réclame la CNT, qui, en 1910, opposait déjà les retraites par répartition aux retraites par capitalisation que le patronat était prêt à concéder.

1945 : La Sécurité sociale est créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la CGT compte plusieurs millions d'adhérents, elle est auréolée par son rôle dans la Résistance face à un patronat collaborationniste et désorganisé. La Sécu est gérée par des représentants élus, dont une majorité (3/4) de salariés. Elle couvre solidairement les différents " risques " : maladie, retraite, famille.

1953 : Retraite. Le gouvernement Laniel veut faire travailler les fonctionnaires jusqu'à 70 ans - déjà ! - Face aux 4 millions de grévistes, en plein été, il renonce.

1958 : Création de l'UNEDIC (Union nationale pour l'emploi dans l'industrie et le commerce). La création de la branche chômage ne s'était pas faite simultanément avec le reste de la Sécu, le besoin s'en faisant moins sentir dans une période de reconstruction, de plein emploi. Résultat : la caisse chômage n'est pas intégrée dans la Sécu, et dès sa création elle est gérée paritairement (50-50) par des représentants du patronat et des travailleurs (CNPF/CGT-CFDT-FO-CGC). C'est un " organisme paritaire ".

1967 : Sécu. Pompidou sépare les caisses par risque : caisse maladie, caisse retraite, caisse familiale. Les cotisations salariales et le ticket modérateur augmentent. Les représentants des salariés ne sont plus élus mais désignés par les syndicats de patrons et de salariés. On passe à la parité entre patronat et salariés pour la gestion, comme dans l'UNEDIC.

1984 : Régime par répartition. Séparation entre un régime dit " d'assurance ", financé par les cotisations sociales, géré par les partenaires sociaux, et un régime dit " de solidarité ", géré et financé par l'Etat (article de la Documentation française).
L'utilisation du terme " assurance ", pour désigner ce qui est en réalité un système de répartition solidaire entre l'ensemble des salariés, et a contrario de celui " solidarité ", pour désigner ce qui est en fait l'institutionnalisation de la charité publique, est fondamentale : d'abord, on prépare le terrain au remplacement de la répartition par des assurances privées (fonds de pension, etc.), ensuite on fait croire que " charité " = " solidarité ", avec substitution, à un droit basé sur la solidarité des travailleurs, d'une œuvre de bienfaisance sans garantie de pérennité.

1988 : Charité publique. Mise en place du RMI (revenu minimum d'insertion). Il est financé par les impôts et géré par la CAF (caisse familiale de la Sécurité sociale).
Développement de l'arsenal de la charité publique, qui va permettre et accompagner le démantèlement du système de solidarité entre les travailleurs. Remarquons que les libéraux sont favorables au RMI, mais uniquement dans les pays où existent des sytèmes forts par répartition, car ils savent que cela aidera à leur démantèlement.

1991 : Retraites. Rocard préconise l'allongement de la durée de cotisation : passage à 40 annuités pour tous.

1992-1993 : Chômage. Dégressivité très fortement accentuée avec la mise en place de l'AUD (allocation unique dégressive) ; institution de " journées de carence " ; allongement des durées de cotisation pour ouvrir des droits ; " primo-demandeurs " de 16 à 25 ans exclus de l'indemnisation ; raccourcissement de la durée d'indemnisation ; exonération de cotisations patronales jusqu'à 1,3 SMIC (encouragement aux bas salaires).
• Désormais, les attaques vont se succéder pour réduire progressivement le champ d'application du régime par répartition. Maladie, retraites, chômage en seront victimes tour à tour.

1993 : Retraites. Réforme Balladur pour les salariés du privé : passage de 37,5 à 40 annuités de cotisation pour une indemnisation à taux plein : effectif pour les départs en retraite à partir de 2003 ; calcul de l'indemnité sur les 25 meilleures années au lieu de 10 ; indexation des salaires de référence et des indemnités sur les prix à la place des salaires (les salaires augmentent plus vite que les prix) ; taux de remplacement à 42 % (au lieu de 46) en 2008.

1996 : Chômage. Redéfinition des " fonds sociaux " de l'UNEDIC, jusque-là employés à des aides d'urgence (logement, électricité, etc.) : ils augmentent de manière importante (1,2 milliards en 1996 à 1,6 milliards en 1997) mais sont désormais dévolus à la " formation " et au " reclassement ".

2000 : Chômage. Mise en place du Pare. Suppression des AFR (allocation formation reclassement), c'est-à-dire des formations longues et qualifiantes, au profit de formations courtes non diplômantes ; indemnités versées sous conditions (présence aux entretiens, preuves des recherches d'emplois...) ; Assedic acquièrent un droit de regard sur l'ANPE, transformée en simple prestataire de service.
Derrière les formation courtes subventionnées par les Assedic (nos cotisations), se cachent deux réalités : des formations bidons (quelques exceptions mises à part), de quelques jours à quelques mois, dispensées par des organismes spécialisés ; des " formations " adaptées aux besoins particuliers d'entreprises, fournissant ainsi de la main d'oeuvre presque gratuite au patronat, qui récupère ainsi une partie de notre salaire, en se faisant financer par nos cotisations !
L'indemnité versée au chômeur est individualisée et transformée en faveur, alors qu'il s'agit d'un droit collectif, acquis par l'ensemble des travailleurs grâce à leurs cotisations.

2001 : Retraite. Jospin et Chirac négocient, lors du sommet européen de Barcelone, la liquidation à moyen terme des retraites par répartition et le développement de la capitalisation.

2002 : Chômage. 60 % des chômeurs ne sont plus indemnisés par l'UNEDIC. L'accord signé en décembre par la CFDT vise 300 000 chômeurs supplémentaires. Il faut désormais avoir travaillé au moins 6 mois au lieu de 4 pour ouvrir des droits, et la durée maximale d'indemnisation tombe à 23 mois au lieu de 30 ; les mesures pour les chômeurs de plus de 50 ans sont fortement réduites, alors qu'ils n'ont que très peu de chance de retrouver du travail ; les cotisations retraite complémentaire des chômeurs augmentent de 5,4 % des sommes perçues (3 % du salaire de référence) ; les cotisations salariales augmentent de 14,3 % pour les salariés (elles passent de 2,1 % du salaire à 2,4 %) et seulement de 8,1 % pour les patrons (de 3,7 % à 4 %) ; suspension du versement des indemnités en cas d'absence aux entretiens, (cela avait été jugé illégal dans le cadre du Pare).
Lors de la création de l'UNEDIC, les cotisations patronales étaient 4 fois supérieures aux cotisations salariales ; aujourd'hui, elles ne représentent plus que 1,7 fois celles des salariés.
• Avant 1983, 3 mois de cotisations ouvraient des droits pour 3 ans. Aujourd'hui, il en faut 14 pour moins de 2 ans.

2003 : Maladie. Sans aucune concertation, 617 médicaments passent brusquement d'un taux de remboursement de 65% à 35%.
Cette stratégie initiée dans les années 80 permet de combler le déficit de la Sécu sans augmenter les cotisations patronales et en préservant les intérêts des groupes pharmaceutiques.
• Cela conduit à une diminution progressive de la couverture de base, donc à une augmentation des tarifs des mutuelles qui seront de moins en moins à la portée des pauvres : destruction programmée du régime par répartition.

2003 : Retraites (projet). Plan Fillon (dit par des plaisantins " plan Fillon-Chérèque-Seillière "), baisse des indemnités de remplacement ; 40 annuités en 2013 ; 42 annuités en 2020 ; mise en place ensuite d'un allongement des annuités en fonction de l'évolution de la durée de vie ; instauration d'une décote pour les salariés du public.

Bilan :
Les années 80 ont vu l'asphyxie progressive du système par répartition, orchestré par le patronat, soutenu par l'Etat. L'objectif est de démontrer que le système est malade. Les remèdes proposés le tuent à petit feu.
En réalité, les faits marquants sont :
• Interventioon injustifiable du patronat dans la gestion du régime.
• Très importante baisse relative des cotisations patronales par rapport aux cotisations salariales.
• Diminution progressive de la sphère d'intervention du système par répartition, au profit de système soit privés (assurances), soit relevant de la charité publique (ASS, RMI...).

La logique du système par répartition
La retraite par répartition est liée aux idées de solidarité et de répartition des richesses.
Cette idée de solidarité inclut : tous les salariés cotisent obligatoirement pour assurer l'existence de ceux qui ne peuvent participer, provisoirement ou définitivement, à l'effort de production commun. Quelle qu'en soit la raison : maladie, handicap, enfants à charge, chômage, retraite... Chacun est ainsi assuré de pouvoir vivre dignement, quoi qu'il arrive. Les exploités ne sont plus entièrement dépendants des conditions que veulent imposer leurs exploiteurs. C'est un instrument dans la lutte des classes.
Idéalement, la solidarité s'exerce entre les différentes professions et les différents risques, compensant ainsi des déséquilibres ponctuels : un " régime général " pour tous les salariés, une " caisse unique " pour tous les risques.
En soi, notre système est donc contraire à la logique même de l'organisation sociale sur le modèle capitaliste. Notre projet de société est basé sur la solidarité, lorsque le capitalisme est basé sur la domination par l'argent. La liberté de vivre dignement pour tous s'oppose à la liberté des capitaux. La possibilité donnée aux plus fragiles de vivre s'oppose à la possibilité donnée aux plus voraces de dominer.
Ces deux visions ne peuvent que s'affronter. Le capitalisme ne peut tolérer en son sein l'existence d'un système qui lui est parfaitement contraire et le bride. Ce système lui a été imposé par la force, il veut le détruire par la force.

Pourquoi les patrons n'en veulent pas

Plusieurs raisons font haïr au patronat notre régime social.

 
1) Un choix de société idéologique.
Il est à l'antithèse de la volonté d'individualisation du patronat (des salaires, des promotions, des formations...). Voir ci-contre.
2) Diminuer la part salariale pour accroître les profits. Les cotisations sociales sont une part du salaire. Diminuer cette part accroît la part du patronat (qui sert majoritairement à alimenter les marchés financiers). A terme, comme c'était le cas avant les années 1945, une protection sociale réservée aux secteurs les plus combatifs, individualisée, et capitalisée. Des salaires minimum insuffisants pour vivre, qui n'intégreront pas des cotisations obligatoires (maladie, retraite, chômage), et insuffisants pour cotiser à des caisses privées.
3) Accroître le capital financier. Voir "Les fonds de pension". Les sommes gigantesques qui transitent dans les caisses de répartition (2000 milliards de francs par an juste pour la Sécu) sont redistribuées " immédiatement " à ceux qui en ont besoin, les retraités, les malades, les chômeurs, etc. Ces sommes servent la solidarité entre actifs et inactifs, permettent de redistribuer une partie des richesses produites à ceux qui, pour une raison ou une autre, ne peuvent en produire et souhaitent cependant vivre. Remplacer la répartition par la capitalisation rendrait ces sommes disponibles pour les marchés financiers. Aucun avantage pour les salariés (bien au contraire...), mais un afflux fantastique d'argent frais pour les marchés boursiers.

Cotisations sociales, kézaco ? ? ?
Les « cotisations sociales » désignent les cotisations salariales et patronales. Cette distinction cache une réalité identique : c'est du « salaire socialisé ».
Une partie du salaire versé pour le travail produit, alimente les caisses de répartition : celles de la Sécurité sociale (maladie, retraite...) et celle du chômage (UNEDIC). Cette part du travail de l'ensemble des actifs permet à l'ensemble des inactifs de vivre. Lorsqu'un actif est malade pendant un mois, il est alors inactif, et ceux qui travaillent cotisent pour lui. A charge de revanche. Idem pour la retraite, le chômage.
Les cotisations sociales sont une part de notre salaire. « Cotisations patronales trop lourdes », « allègement des charges sociales », signifient baisse de notre salaire. En 20 ans, la part des salariés dans les richesses produites a baissé de 10 points.
En 1945, le rapport des cotisations salariales aux cotisations patronales était de 1 à 4. Il est aujourd'hui de 1 à 1,6 ! Ces 20 dernières années, les taux de cotisation patronales ont augmenté de 1,8%, celles des salariés de 8,2 %. Il est temps de rattraper ce retard, seule vraie cause de déséquilibre du système.

Casser la répartition : leurs arguments, nos réponses, nos propositions

Mouvement des entreprises de France. Il est impossible d'augmenter les cotisations sociales, un " seuil de tolérance " a été atteint. Pour argumenter sur ce thème, le patronat agite deux mouchoirs : compétitivité des entreprises françaises au niveau mondial ; évocation démagogique des cotisations payées par les salariés. Il présente des chiffres trompeurs : presque 50 % de prélèvement sur le salaire ; 12,5 millions de personnes de plus de 60 ans aujourd'hui, 17 millions en 2020, et une espérance de vie qui augmente.
Syndicat interpro de la presse et des médias. Aux chiffres, répondons par des chiffres.
• Ce que le patronat " oublie " : ces augmentations de charges sociales sont à rapporter à l'évolution constante du PIB : il a doublé entre 1970 et aujourd'hui (déduction faite de l'inflation), il doublera entre aujourd'hui et 2040. Cela est dû à la croissance continue de la productivité, de 2 % en moyenne au cours du XXe siècle.
• En clair ? Si un actif produit " 200 ", s'il partage avec un inactif, cela fait " 100 " chacun. S'il produit " 400 " et qu'il partage avec 3 inactifs (les cotisations passent de 50 % à 75 % !), il lui reste toujours " 100 ".
• Au cours des 40 dernières années, le coût des pensions a été multiplié par 10 (!), grâce à l'augmentation de la productivité (et à une amélioration de la répartition des richesses). Et le patronat veut nous effrayer aujourd'hui parce qu'il devrait être multiplié par trois au cours des quarante prochaines années (avec un gain de productivité estimé x 2,2 d'ici 2040, et en prenant les pires prévisions - 120 actifs pour 100 retraités - le système s'améliorerait !).
• La donnée fondamentale du problème reste la même : la capital veut s'approprier l'essentiel du surcroît de richesses produites. Ce ne sont pas les richesses produites par les salariés qui posent problème, elles sont largement suffisantes. C'est leur répartition. La part des salaires dans la valeur ajoutée est passée, durant les 20 dernières années, de 68 à 58 %...
Propositions :
• Réajustement des cotisations patronales par rapport à celles des salariés.
• Instauration d'un prélèvement assis sur la plus-value (richesse produites) complétant celui assis sur les salaires, afin de favoriser favoriser l'emploi sur la finance.
• diminution massive du chômage afin d'augmenter le nombre de cotisants, en jouant sur la durée du travail (30 heures, congés payés...).

MEDEF. Au nom de l'équité public/privé, les fonctionnaires doivent cotiser 40 ans (annuités).
SIPM. En 1993, Balladur fait passer de 37,5 à 40 le nombre d'annuités requises pour les travailleurs du privé. Aujourd'hui, ses petits copains parlent d'inégalité ! Demain, ils feront passer les travailleurs du privé à 45, et, au nom de l'équité demanderont après-demain qu'il en soit de même pour ceux du public !
Proposition :
• Abrogation de la réforme Balladur, pour l'équité.

MEDEF. Système par répartition inefficace par rapport au système par capitalisation : rendements supérieurs. En raison de sa popularité, le patronat évite cependant d'attaquer de front. Il met en place doucement l'épargne entreprise, et les fonds d'épargne salariale, susceptibles d'obtenir le " label syndical " (!), grâce à... la CFDT (Nicole Notat est patronne d'une entreprise privée chargée d'accorder ce label).
SIPM. Cette prétendue inefficacité repose sur des arguments infondés :
• Le " rendement supérieur " est complètement dépendant de l'état des marchés, d'une banqueroute comme celle d'Enron (les salariésontperdu simultanément leur emploi et leur retraite!). C'est connu, après l'"euphorie", les marchés " dépriment ". Et le retraité avec ! Alors que les indemnités assise sur les salaires sera toujours valable, même si le niveau de cotisation doit être réajusté. Aux USA (capitalisation), on observe un taux de remplacement entre 29 et 37 %, alors qu'il se situe entre 65 et 80 % en France (répartition). En effet, les performances à long terme des marchés financiers sont faibles (derrière l'illusion de fabuleux profits - et de fabuleuses faillites - à court terme).
• Le fonctionnement des marchés financiers est infiniment plus trouble et susceptible de plus de corruptions, de détournements et de magouilles (cf. actualités du monde de la finance !) que celui d'une institution contrôlée par des organisations syndicales, même si elles se servent au passage et que des mécanismes de contrôles doivent être mis en place.
• Le régime de retraite par répartition a été institué en France dans les années 40, précisément suite à la faillite des fonds de la retraite par capitalisation dans les années 30 !
Propositions :
Assainir le fonctionnement des caisses de retraites :
• Evincer le patronat de leur gestion, ces caisses sont financées grâce à notre salaire, elles nous sont destinées, il n'a rien à y faire.
• Elire et mandater les gestionnaires, instaurer la transparence de leur gestion, avec contrôle constant par un organisme indépendant.

MEDEF. L'allongement de la durée de vie induit un déséquilibre : il faut allonger la durée de cotisation pour la compenser, afin de pérenniser le système par répartition.
SIPM. Le postulat de ceci est d'une hypocrisie absolue, puisque le contexte de chômage massif et de précarisation grandissante empêcherait évidemment cette augmentation de la durée de cotisation. Cette mesure ne pourrait être justifiable que dans la mesure où le chômage et la précarité seraient quasiment résorbés, ce qui est loin d'être le cas ! De nombreux salariés ne parviennent même pas à 60 ans et partent dans le cadre de la pré-retraite, des hordes de chômeurs trop âgés ne retrouvent jamais de travail, des multitudes de jeunes errent désespérément sur un marché du travail où ils ne parviennent qu'à dénicher des " jobs " occasionnels sous-payés... En fait, l'effet de cette mesure (et son véritable objectif) sera :
• Amputer massivement les retraites versées à des salariés ne pouvant accomplir les annuités requises, avec une décote de 1 ,25 % par trimestre manquant.
• Grossir les rangs des chômeurs et, surtout, des précaires.
• Diminuer progressivement le champ d'application des caisses de répartition, ce qui laissera le champ libre aux assurances privées (fonds de pension), avec, pour les plus pauvres, la charité publique. Deux systèmes sans garantie : pas de garantie que le fonds de pension ne fasse pas faillite ; pas de garantie que la charité publique ne cesse pas (cf aujourd'hui aux USA : les classes paupérisées sont accusées de se la couler douce, et les derniers filets de la charité publique sont retirés).
Propositions :
• Idem premier " argument ".

MEDEF. L'augmentation des prélèvements obligatoires rend les entreprises non-concurrentielles sur le plan international. 
Indéniablement, plus les conditions salariales sont mauvaises, plus les entreprises sont séduites. C'est d'ailleurs ce principe de concurrence, à l'intérieur de l'Europe notamment, qui a permis de liquider tant d'acquis sociaux. Aussi, la question est maintenant : poursuit-on sur ce chemin, jusqu'à la liquidation totale d'un siècle d'acquis, ou décide-t-on, ici, maintenant, de stopper la débâcle ?

Les fonds de pension

La retraite par répartition, c'est : celui qui travaille paye pour celui qui est à la retraite, lui-même sera payé à son tour lorsqu'il sera à la retraite. La solidarité jouant pour celui qui ne peut pas travailler et qui souhaite malgré tout vivre. Une avancée sociale considérable, qui en soi peut être considérée comme révolutionnaire.
Les fonds de pension, c'est un système d'assurance privée standard : je paye, j'accumule un capital, ce capital est confié à des financiers qui le font fructifier sur les marchés. Lorsque je suis à la retraite, on me le reverse sous forme de rente. L'enjeu ? Les sommes fabuleuses qui transitent dans les différentes caisses : 2 000 milliards pour la Sécurité sociale (dont 1 000 milliards pour les retraites), que le capitalisme financier veut s'approprier.
• Seuls ceux qui peuvent payer en bénéficient.
• Les sommes sont soumises aux aléas des marchés. Votre fonds de pension a investi dans le groupe Enron avant sa banqueroute ? Dommage !
• Il s'agit d'un retour à une situation antérieure, celle d'avant les caisses par répartition. Avec beaucoup de pauvres sans rien, sinon un peu de charité publique ou privée ; des riches très riches qui n'ont pas de problème de retraite ; une classe intermédiaire dont les économies sont captées par les financiers, et disparaissent dans un " scandale de panama " (Eurotunnel, France Télécom, Vivendi...).
• Le salarié est confronté à des intérêts contradictoires. Devenu actionnaire, par l'intermédiaire des fonds de pension, il est placé dans une situation effarante où son intérêt de futur retraité va à l'encontre de son intérêt de travailleur : les bénéfices maximum escomptés sur le rendement de ses économies s'obtiennent par des rendements imposés aux entreprises, qui nécessitent des délocalisations, l'abaissement des conditions de travail, des salaires, des licenciements, etc.

Détournement de fonds sociaux


Les caisses gèrent des sommes gigantesques (Sécu : 2 000 milliards de francs).
La défense de ces formidables instruments de solidarité entre salariés et de redistribution des richesses n'est malheureusement pas la seule motivation des syndicats, patronaux ou de salariés, qui cogèrent ces " organismes paritaires ".
Les bénéfices tirés de la gestion des caisses représentent en effet, en moyenne, 25 % des budgets des syndicats dits " représentatifs " (CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC). Soit davantage que ce que rapportent les cotisations (20%) !
Les détournements se font sous différentes formes : emplois fictifs (permanents des syndicats payés par les caisses), " fausses factures " (achat hors de prix de pages de pub dans les parutions syndicales par les caisses), " squat " (locaux appartenant aux caisses utilisés par les syndicats), etc.
L'appétit des bureaucraties syndicales est bien modeste cependant que celui des puissances financières qui convoitent nos cotisations... N'en demeure pas moins qu'une gestion transparente, contrôlée par un organisme indépendant mandaté par les salariés, serait très simple à mettre en place, et autrement efficace.

 

 

 

 

Qui doit payer la Sécurité Sociale?

Par Dominique Secot, journaliste au  Monde Diplomatique

Article de 2004, malheureusement toujours d'actualité...et surtout instructif-constructif !!!

S’il est important (13 milliards d’euros en 2003), le déficit de l’assurance-maladie ne représente que 10 % des recettes. Les trois quarts du « trou » tiennent à un affaiblissement de la croissance et de l’emploi : 100 000 chômeurs de plus, c’est 1,3 milliard d’euros de recettes en moins pour la sécurité sociale. Il reste qu’une réforme ambitieuse du système de santé ne peut faire l’impasse sur le financement.

 Dès maintenant, il est possible de réduire – avant d’éliminer complètement – les exonérations de cotisations salariales payées par l’entreprise : elles atteignent le chiffre record de 20 milliards d’euros, au nom de la défense de l’emploi – avec l’efficacité qu’on sait. Certes, l’Etat compense en grande partie. Mais 2 milliards d’euros demeurent impayés et il n’y a aucune raison que les salariés et les retraités paient (par leurs impôts) à la place du patronat (et de l’actionnaire). Ces exonérations, importantes jusqu’à 1,8 fois le smic, poussent à maintenir des bas salaires, alors que l’on a besoin de salariés qualifiés... et bien payés.

 De même, et pour trouver rapidement des fonds, les revenus financiers des entreprises (165 milliards d’euros en 2002), actuellement exonérés de prélèvements sociaux, pourraient contribuer au même niveau que les salaires. Cela apporterait plus de 20 milliards d’euros par an au régime général.

 Autre piste à creuser : la récupération des dettes patronales, qui atteignent la bagatelle de 10 milliards d’euros, soit 8,9 % des recettes ! Certaines entreprises préfèrent utiliser ailleurs leur trésorerie et paient avec un grand retard, au détriment de l’assurance-maladie. D’autres sont vraiment insolvables et leur défection coûte 600 millions d’euros. Pourquoi d’ailleurs ne pas créer un fonds, alimenté par une mini-taxe additionnelle payée par l’ensemble des entreprises ? De même, il ne serait que justice de récupérer au moins une partie des taxes sur l’alcool et le tabac.

 Toujours dans le souci d’aller vite vers plus de justice, il serait normal de soumettre à cotisation sociale l’épargne salariale (intéressement, participation...). Ce qui permettrait de récupérer 1 milliard d’euros pour le régime général. En revanche, doit être stoppée l’escalade de la contribution sociale généralisée (CSG), qui frappe à 88 % les revenus salariaux. D’un montant de 4,2 milliards d’euros à sa création en 1991, elle rapporte désormais 33,9 milliards : plus que l’impôt sur le revenu, 800 % de croissance en à peine plus de dix ans. Si ce prélèvement fiscal à la source, dont le taux est identique (7,6 %) quelles que soient les ressources, ne cesse d’augmenter, l’impôt sur le revenu, seul impôt progressif, ne cesse de se réduire au profit des familles les plus aisées. En fait, ce basculement sur la CSG traduit un désengagement des entreprises et une étatisation du financement de la protection sociale.

 Plus globalement, la part des salaires et des cotisations dans les richesses produites a dégringolé de 10 points entre 1982 et 2002, au profit des dividendes versés aux actionnaires et des placements financiers. Les versements patronaux, qui représentaient 54 % des recettes en 1989, sont tombés à 43 % en 2003. Il est donc possible de rééquilibrer : en engageant une réforme qui élargisse la base des cotisations à l’ensemble des richesses créées dans l’entreprise et qui module les taux en fonction des créations d’emplois. Ce qui, précise Catherine Mills, maître de conférences à l’université Paris-I, aurait le double mérite de rapporter plus (la base de calcul est plus grande) et de pénaliser les entreprises qui licencient ou pratiquent de très bas salaires.

 Ces quelques pistes de financement, qui remettent l’entreprise – c’est-à-dire le lieu de création de richesses – au centre du financement, n’excluent pas une ponction sociale progressive sur les revenus du capital détenus par les très hauts revenus, une taxation des dépenses de promotion des laboratoires (qui sont quasiment au niveau des dépenses de recherche). Mesures à court terme et réformes d’envergure peuvent s’articuler pour faire face aux besoins immédiats et aux changements de structures indispensables mais coûteux. Dominique Sicot

 

 

 

  Mécanisme de reduction des salaires pour les employeurs

  • Pour un salaire brut de 1 300 €

-         le salarié perçoit  un salaire net de 1 102,02 €

-         627,38 € devraient être versés à l’URSSAF (dont 197,08 déduits du salaire brut versé au salarié).

Soit un salaire total de 1 300 € + 430,30 € = 1 730,30 €

  • Avec les exonérations patronales

-         le salarié perçoit toujours 1 102,02 €

-         l’employeur est exonéré de 280,80 €

Soit un salaire total de 1 300 + 149,50 = 1 449,50 €

L’employeur profite d’une baisse de salaire de 280,80 € sur 1 730,30 € soit -16,23%

Quant à la Sécurité Sociale, elle reçoit 197,08 + 149,50 = 346,58 € au lieu de 627,38 € , soit une diminution de 44,76 % de ses ressources

  
 Sécurité sociale :

propositions pour une autre réforme

Par Dominique Secot, journaliste au  Monde Diplomatique


Un Américain de moins de 65 ans sur trois – soit plus de 80 millions – s’est retrouvé sans couverture médicale à un moment ou à un autre au cours des années 2002 et 2003.

 

   Dans le même temps, les prix des contrats d’assurance, en partie payés par les entreprises, sont devenus si élevés qu’un certain nombre de patrons réclament... un système public (lire Les patrons américains en rêvent). Cela n’empêche pas le gouvernement français de détruire, pierre à pierre, la Sécurité sociale, au détriment des besoins sanitaires.
 
 
 D’ici à la fin juillet, le gouvernement de M. Jean-Pierre Raffarin compte boucler sa réforme de l’assurance-maladie. Socialement injuste, cet énième plan fait porter les contraintes sur les assurés et les malades. Il augmente les prélèvements sur les revenus d’activité avec une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les salaires et les retraites (1) ; il baisse les remboursements (2). Au total la ponction sera de 5 milliards d’euros, ce qui représente le montant de la baisse d’impôts sur le revenu depuis trois ans.

 

 


Ce plan se situe dans la lignée des mesures restrictives prises un peu partout dans le monde. Pourtant, même l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) reconnaît que nombre de ces restrictions « ont eu des effets indésirables tels que l’apparition ou l’aggravation des délais d’attente pour certaines prestations (...). Certains pays ont poussé trop loin leur maîtrise des coûts et se demandent si le financement de leur système est suffisant (3)  »...
Au Royaume-Uni, la dégradation est telle que M. Anthony Blair a été contraint d’injecter des fonds publics et de relever les cotisations pour éviter un total effondrement – il n’en faut pas moins attendre plusieurs mois pour certaines opérations. Aux Pays-Bas, un fonds public de péréquation a été créé pour épauler les assurances privées, ces dernières menaçant de ne plus rembourser les personnes présentant de gros risques. Aux Etats-Unis, les dépenses battent tous les records (14,6 % des richesses produites), les inégalités aussi (lire Les patrons américains en rêvent).


L’échec de ces politiques n’a rien d’étonnant, car tout pousse à une augmentation des dépenses : les progrès de la médecine ; l’arrivée de nouvelles pathologies (maladies chroniques...) ; l’augmentation de la population et son vieillissement ; un changement dans le rapport individuel à la santé, considérée non plus seulement comme une « absence de maladie » mais, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), comme une « ressource » permettant à l’être humain de s’accomplir (4).


Du reste, « dépenser plus n’est pas nécessairement un problème (5)  » pour les économies, écrit fort justement l’OCDE, peu suspecte de désinvolture financière. Tout le problème est de savoir si l’on développe un système solidaire ou si l’on privilégie la loi du plus riche, et donc qui va payer (lire Qui doit payer ?). L’assurance-maladie bâtie en France à partir de 1945 a permis d’énormes progrès en matière de santé et d’accès aux soins, mais elle se trouve désormais à bout de souffle (6). Il faut non liquider les acquis, mais s’en servir pour revoir toute l’organisation du système de santé, depuis la hiérarchie entre curatif et préventif jusqu’aux relations entre la médecine de ville et l’hôpital, sans oublier le droit d’information et d’intervention des assurés sociaux, des associations.


Le premier objectif est de revenir à l’esprit même des créateurs de la Sécurité sociale : assurer un accès égal pour tous à des soins de qualité, et diminuer les inégalités de santé. En France, plus que partout ailleurs en Europe, le statut social détermine la longévité : à 35 ans, un cadre a encore en moyenne 43 ans et demi devant lui, un ouvrier 38 ans seulement. En 2003, 11 % des Français ont dû renoncer à des soins, selon l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) (7). Il est significatif que, lors du débat de la loi sur la politique de santé publique, le Sénat ait refusé un amendement sur « la lutte contre l’ensemble des facteurs d’inégalités sociales de santé (8)  » et que, sur les cent objectifs recensés par cette loi, un seul mentionne la « réduction des inégalités devant la maladie et la mort » !


Certes, la création de la couverture maladie universelle (CMU) a réinséré dans le système une partie des malades hier exclus, mais leur recours aux spécialistes reste limité. Et les familles qui disposent d’un revenu juste au-dessus du seuil d’attribution (548,82 euros par mois) paient presque totalement les forfaits, les mutuelles, les caisses de prévoyance ou les assurances en remboursant une partie. Désormais, dans le financement des dépenses maladie, « la France est le troisième pays parmi les trente de l’OCDE pour la part de l’assurance privée, derrière les Etats-Unis et les Pays-Bas (9). Pas étonnant que les inégalités soient si fortes.


Si 92 % des familles disposent d’une couverture complémentaire, un ouvrier sur dix et près d’une personne de plus de 65 ans sur quatre n’en ont pas... Et parmi ceux qui en ont une, « 40 % des contrats proposent des garanties faibles de remboursement (10)  ». C’est particulièrement vrai pour les salariés des PME et les souscripteurs individuels (retraités.). Au lieu d’y remédier, le gouvernement et la droite parlementaire entérinent ces complémentaires au rabais : ils instituent une aide de 150 euros par an pour les revenus dépassant de 15 % maximum le seuil d’attribution de la CMU, mais le coût mensuel d’une complémentaire pour un « remboursement moyen » est estimé entre 40 euros et 50 euros... par mois. Au mieux, les plus pauvres auront une mutuelle à faible remboursement.


Certes, les distorsions dans l’accès aux soins ne tiennent pas toutes aux revenus. Le lieu géographique, le mode de vie, les habitudes culturelles ont leur influence. Mais elles se perpétuent d’autant plus que la prévention reste marginale : 2 % du budget de l’assurance-maladie (6 % à 7 % si l’on inclut certains traitements comme ceux de l’hypertension).
De plus, la prévention se résume essentiellement à des campagnes de dépistage (utiles) ou d’information très générales sur des « comportements à risques » dénoncés à juste titre, mais avec des discours culpabilisants sur le tabac, l’alcool, la mauvaise alimentation qui passent sous silence les phénomènes sociaux à l’origine de ces comportements. De telles pratiques peuvent même préparer le terrain à une sélection des malades par les assurances, voire par des mutuelles. Certaines sociétés de réassurance n’ont-elles pas envisagé de faire payer plus les personnes obèses refusant de suivre un traitement, au prétexte qu’elles étaient plus sujettes aux accidents cardio-vasculaires ? En fait, ces campagnes sont révélatrices de la difficulté à prendre en compte les dimensions collectives des questions de santé, alors que l’impact de l’environnement et des conditions de travail sur la santé humaine ne fait pourtant pas de doute.
Une étude récente de l’Agence française de sécurité sanitaire et environnementale (Afsse) estime ainsi que la pollution atmosphérique urbaine serait responsable de 6 % à 11 % des morts par cancer du poumon chez les plus de 30 ans et de 3 % à 5 % de tous les décès dans cette catégorie d’âge. « Le cancer chez les enfants augmente aux Etats-Unis et en Europe » en raison de la pollution chimique, soulignait récemment le professeur Dominique Belpomme (11), l’un des cosignataires de l’Appel de Paris, qui alerte sur ces dangers (12). La recherche dans ce domaine demeure marginale et, contrairement à l’Allemagne et au Luxembourg, la France n’a pas de médecins spécialistes de l’environnement...


Réhabilitation des pratiques collectives
Quant aux risques professionnels, ils sont à l’origine de la plupart des inégalités. « Environ le tiers des différences sociales de mortalité par cancer dans les pays industrialisés est expliqué par l’exposition à des facteurs d’origine professionnelle », souligne M. Marcel Goldberg, professeur de santé publique (13). Les institutions censées s’occuper de prévention ne manquent pas : médecine du travail, Conseil supérieur de la prévention des risques professionnels, Institut national de recherche-sécurité, agences nationale et régionales d’action sur les conditions de travail, caisses régionales d’assurance-maladie, inspection du travail, comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), etc. Mais une récente étude de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) dresse un réquisitoire sans appel : « Opacité, pilotage aléatoire, manque de données objectives consolidées, manque de clarté dans les compétences, imprécision dans les missions données aux organismes [de prévention], insuffisance des expertises scientifiques, ambivalence des organisations syndicales (14) »...
C’est ainsi que le drame de l’amiante a pu se produire : 3 000 personnes meurent chaque année de cancers dus à cette fibre, et l’hécatombe n’est pas finie (15).

D’autres catastrophes sanitaires de cette ampleur peuvent survenir, comme avec les éthers de glycols : 1 million de personnes en manipulent quotidiennement dans leur travail (fabrication de peinture, vernissage des métaux, etc.), alors qu’on sait que vingt d’entre eux, au moins, sont responsables de graves malformations du fœtus ou de cancers... Des mesures ont été prises pour protéger les consommateurs (certains sont interdits dans les cosmétiques), mais pas les travailleurs.
Au cœur du dispositif, la situation des médecins du travail apparaît caricaturale. En nombre insuffisant et payés par les entreprises, ils sont sommés d’évaluer la capacité des salariés à supporter les risques imposés. Un décret de février 2001, confirmé par le Conseil d’Etat en octobre 2002, leur demande de signer une « fiche d’aptitude » précisant que les salariés exposés à des « produits cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction » ne présentent pas de « contre-indication médicale à ce travail » ! Ces médecins n’ont que très peu de moyens – sinon leur engagement ou leur volonté – pour détecter, alerter et agir sur les risques. Et les salariés précaires échappent à tout contrôle.


Il est temps que les pouvoirs publics assurent l’indépendance des institutions chargées de la prévention en milieu professionnel, leur donnent des moyens, favorisent la coordination de leurs actions et une approche pluridisciplinaire de l’évaluation des facteurs de risque (médecins, ergonomes, toxicologues, psychodynamiciens, etc.). Avec l’implication des salariés et de leurs représentants, qui peuvent se révéler les meilleurs garde-fous du respect de l’environnement. Ainsi, salariés et riverains des entreprises polluantes ont les mêmes intérêts à se mêler des conditions de production et de travail.


Le deuxième axe de changement pour plus d’efficacité concerne l’organisation de la médecine elle-même. « Le système de 1945 visait à solvabiliser la demande de soins, sans organiser l’offre. Personne ne pensait que c’était sa fonction. Désormais pourtant, ce problème se pose avec acuité », estime Pierre Volovitch, chercheur à l’institut de recherches économiques et sociales (IRES). En effet, cette non-organisation peut entraîner des doublons, des gaspillages, des ratés. Il faut rappeler à ce propos que les ordonnances ou les arrêts maladie de complaisance dénoncés par le ministre de la santé demeurent marginaux. Cela concernerait 1 ou 2 médecins pour 1 000, et le nomadisme médical serait le fait de... 0,47 % des assurés.
Plus fondamentalement, cette inorganisation libérale se révèle incapable de prendre en charge des pathologies chroniques désormais dominantes, et qui réclament souvent l’intervention d’une équipe pluridisciplinaire. « On a fait quasiment disparaître les dispensaires intégrés dans la vie sociale des quartiers, au profit d’un modèle “bourgeois” et individualiste d’accès aux soins », regrette Pierre Volovitch. Qui ne remet pas en cause le principe du choix de son médecin mais prône, à l’instar du syndicat de la médecine générale (SMG) ou de l’association Coordination nationale des réseaux, des pratiques plus collectives.


Depuis le milieu des années 1980 ont émergé des expériences spontanées de réseaux. Sur le terrain, des médecins (libéraux ou hospitaliers), des infirmières, des pharmaciens, des travailleurs sociaux ont constaté que, dans le cadre traditionnel de l’exercice de leurs métiers, et du fait d’une précarité sociale grandissante, ils ne pouvaient pas faire face seuls à des pathologies comme le sida, la toxicomanie, l’hépatite C. Ils ont donc décidé de mettre en place des pratiques plus coordonnées et plus coopératives. D’autres réseaux se sont organisés autour de la cancérologie, de la périnatalité, du diabète, des soins palliatifs, etc.


« Il ne s’agit pas de créer de nouvelles structures, mais d’inciter les professionnels de santé à coopérer, à travailler ensemble, afin de rendre le parcours des malades moins chaotique et de leur assurer un accompagnement médical, psychologique et social », précisait le docteur Didier Ménard, membre du SMG et de la Coordination nationale des réseaux, lors des états généraux de l’assurance-maladie organisés à Paris par Attac, le 24 avril 2004 (16). « Cette façon de soigner favorise le dialogue et l’échange entre patients et soignants. Plus humaine, plus efficace, elle est aussi plus économe, notamment en matière de prescriptions de médicaments. » Certes, beaucoup de praticiens libéraux se montrent réservés – même s’ils sont de plus en plus nombreux à vouloir sortir de leur isolement. Le paiement à l’acte, qui reste la norme, constitue un obstacle à l’essor de ces pratiques alternatives. Il encourage la multiplication des consultations (pour assurer la rémunération), le raccourcissement du temps de visite… D’où la proposition de certains professionnels d’une rémunération pour partie forfaitaire, assurant la prise en charge des malades, quel que soit le temps passé.


L’idée d’un médecin généraliste référent – choisi par le malade, mais gardé pour une longue période (c’est déjà le cas pour 82 % des patients) – peut s’avérer une excellente solution. De même le passage obligatoire chez le généraliste avant d’aller chez un spécialiste. Encore faut-il obtenir l’adhésion des patients en développant l’information et l’éducation à la santé (plutôt que la sanction financière) et réformer les études médicales pour assurer aux généralistes une formation initiale et continue de qualité, indépendante des compagnies du médicament.
Ces pratiques coordonnées en réseau auraient également l’avantage d’alléger la tâche de l’hôpital, devenu pour certains le seul recours. Elles favoriseraient la permanence des soins, la prise en charge des urgences de premier niveau par la médecine de ville, le maintien à domicile (ou le retour à domicile plus précoce) pour bon nombre de pathologies. Cela implique l’arrêt des fermetures de lits et des établissements de proximité.

 

 

 

 

Déclaration de la Confédération Générale du Travail

L'urgence? c'est le social et la démocratie

Après avoir sous-estimé l’ampleur de la crise qui secoue notre pays depuis 10 jours, le gouvernement a décidé de prendre des mesures d’exception pour assurer le maintien de l’ordre dans un certain nombre de départements. Cela est dangereux. Le gouvernement fait fausse route. Ce n’est jamais en restreignant les libertés qu’on assure l’autorité publique. Il faut répondre, sans attendre, par le dialogue et la démocratie aux urgences sociales dont celles prioritaires liées à l’emploi.

 Les propos provocateurs du ministre de l’Intérieur, l’absence d’ouverture de perspectives et la réaffirmation de la priorité à la répression attisent des violences qui se retournent contre les populations les plus modestes. En toute occasion, la CGT défend les citoyens menacés ou frappés par les violences d’où qu’elles viennent mais se refuse à toute forme d’amalgame et de stigmatisation de telle ou telle catégorie de la population.

La CGT met en garde contre les tentatives de récupération par l’extrême droite qui se développent sur fond de crise.

Il n’est en effet  pas question de se tromper de diagnostic. Cette crise n’est ni celle de l’immigration, ni celle de la jeunesse, ni celle des banlieues. Elle est avant tout une crise sociale, révélatrice des fractures qui se sont creusées depuis 20 ans, suite aux politiques menées. Plus de 5 millions de personnes sont exclues de l’accès à un véritable emploi alors que les profits s’accroissent et que les fortunes prospèrent. Ces familles cumulent toutes les difficultés sociales (éducation, logement, santé… !). Les jeunes sont confinés dans la précarité. L’absence de perspectives, les inégalités, les discriminations de toutes sortes minent l’expression des solidarités.

Quand dans une démocratie, pouvoir et directions d’entreprise refusent de prendre en compte ce qui s’exprime dans les manifestations et dans les grèves, lorsque les gouvernants refusent d’écouter et d’interpréter comme il le faudrait des consultations politiques, cela nourrit fatalisme, désespérance et violence.

D’autres choix économiques et sociaux sont nécessaires. Le communautarisme social, la constitution de castes de privilégiés et de ghettos défavorisés ne sont pas plus acceptables que le communautarisme religieux.

Il s’agit aussi de changer de méthode. Le passage en force systématique doit laisser place au dialogue social réel et à la négociation.

L’intérêt général doit l’emporter sur les logiques de privatisation. Il faut mettre en place les conditions d’une véritable démocratie sociale et politique qui permette à chacun d’intervenir sur les choix qui le concernent.

Face à la crise sociale, l’exigence de négociations pour l’emploi, le pouvoir d’achat, la dignité, la lutte contre les discriminations, doit s’exprimer plus fortement.

La CGT se prononce pour une action nationale, interprofessionnelle et unitaire pour porter ces revendications. Elle s’adresse immédiatement à toutes les composantes du mouvement syndical.

 Déclaration de la Confédération Générale du Travail

 

 

CONGRES UFICT-CGT TOULOUSE  

 

  Le congrès du syndicat  UFICT CGT (union fédérale des ingénieurs, cadres et techniciens) de Toulouse se tiendra le jeudi 17 novembre 2005  au siège du syndicat : 18 rue St Rémésy 31000 Toulouse.

Tout syndiqué cadre CGT à jour de ses cotisations et tout invité sont susceptibles de participer à cette journée toulousaine des plus chaleureuses.  Sa tenue s'inscrit dans le cadre du  6° congrès national UFICT de notre Fédération CGT des Services Publics qui se tiendra du 21 au 24 novembre 2005 à Poitiers; un document préparatoire, document de travail, est à votre disposition au syndicat;
 

 Bon congrès à tous les participants.

       

Le congrès du syndicat général CGT de notre collectivité, qui s'est tenu en juin dernier, a voté le principe du renforcement du syndicat spécifique UFICT / CGT  en  adoptant le principe d'une intégration des agents A et B dans ce dernier (nous avions retenu à l'époque de la création du syndicat en 1985, le principe du libre choix de chacun). 

 

Ce renforcement est de nature à redynamiser une activité menée dans la période présente au coup par coup, en fonction de la disponibilité de chacun. Aujourd’hui, l’heure est à la régularité.

Nous entendons tous autour de nous : « voilà ce que devrait faire les syndicats face à toutes les attaques … » mais seulement 10% du personnel est syndiqué dans la Fonction Publique. Il nous faut donc renforcer la CGT, et particulièrement la syndicalisation des cadres. Les problématiques inhérentes à leurs fonctions nécessitent, aujourd’hui plus que jamais, des stratégies nouvelles. Le développement de l’activité spécifique des cadres et l’utilisation des outils nécessaires à leur disposition sont un gage de notre modernisation en cours. L’idée même du cadre CGT se renforce aujourd’hui dans tous les esprits.
    

Ce congrès est également un nouveau départ à l'activité cadre nationale CGT. Les orientations prises seront communiquées au 6 ème congrès de national de l'UFICT qui aura lieu du 21 au 24 novembre 2005 à Poitiers. Nous transmettrons ce que nous aurons décidé à partir du document préparatoire. Vous comprenez pourquoi votre présence est indispensable.

Le syndicat UFICT CGT souhaite relancer l'activité, donnons lui tous les atouts de la réussite. Marc SUREAU, au titre du bureau national de l'UFICT, participera à notre congrès. Accueillons ce biterrois avec toute la chaleur du sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

Stop aux recrutements externes!


Gouvernance: Pourquoi la CGT ne siége-t-elle pas au Comité Emploi de la mairie de Toulouse?

Démocratie participative M. le Maire!

Gouvernance Mairie de Toulouse:

Pourquoi la CGT ne siége-t-elle pas au Comité Emploi?

Jaures...nouvelle gouvernance?

Pourquoi la CGT ne siège-t-elle pas au Comité Emploi?

Repères revendicatifs CGT

Repères revendicatifs de la CGT !

 

- Fiche n° 1 : Normes sociales européennes et internationales
- Fiche n° 2 : Droit à la paix, à la sécurité
- Fiche n° 3 : Égalité d’accès aux droits et non-discrimination
- Fiche n° 4 : Égalité femmes / hommes
- Fiche n° 5 : Le choix du plein emploi solidaire
- Fiche n° 6 : Nouveau statut du travail salarié - Droits individuels et collectifs et transférabilité
- Fiche n° 7 : Garantie de l’emploi, droit à la sécurité sociale professionnelle
- Fiche n° 8 : Insertion sociale et professionnelle
- Fiche n° 9 : Droit à l’indemnisation du chômage
- Fiche n° 10 : Droits des salariés des entreprises sous-traitantes
- Fiche n° 11 : Droits des salariés saisonniers
- Fiche n° 12 : Droit à un salaire
- Fiche n° 13 : Salaire de la, du salarié-e sans qualification
- Fiche n° 14 : Salaire de la, du salarié-e qualifié-e
- Fiche n° 15 : Droit à l’éducation et à la formation professionnelle
- Fiche n° 16 : Temps de travail
- Fiche n° 17 : Droit à la négociation et démocratie sociale
- Fiche n° 18 : Droit et liberté d’intervention, d’expression de la, du salarié-e
- Fiche n° 19 : Droit et liberté de se syndiquer
- Fiche n° 20 : Droit à la représentation collective
- Fiche n° 21 : Droit à la protection sociale
- Fiche n° 22 : Droit à la santé
- Fiche n° 23 : Droit à la retraite
- Fiche n° 24 : Droit à une politique familiale solidaire
- Fiche n° 25 : Démocratie culturelle, droit à l’information et à la communication
- Fiche n° 26 : Droit aux vacances
- Fiche n° 27 : Droit aux pratiques sportives
- Fiche n° 28 : Droit au logement
- Fiche n° 29 : Droit aux transports
- Fiche n° 30 : Droit aux services publics
- Fiche n° 31 : Développement humain durable
- Fiche n° 32 : Responsabilité sociale des entreprises
- Fiche n° 33 : Recherche et développement
- Fiche n° 34 : Droit à la justice fiscale
- Fiche n° 35 : Pôle financier public

 

 

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