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La CGT a été reçue, comme l’ensemble des organisations syndicales et patronales, par le

président de la République le mardi 23 juin. Cette rencontre était une prise de contact, en

aucun cas une concertation, une négociation ou le début d’un processus quelconque.

 

1. La CGT a fait part de la situation d’un certain nombre d’entreprises telles que TATI,

ARQUES, VIVARTE, WIRPHOOL, GM&S ou SILLIA. Sur chacun de ces cas, l’accent a été mis

sur la responsabilité des gouvernements successifs et sur les conséquences de leurs choix

ou de leurs lois. Ainsi, pour les salariés de TATI, c’est directement la loi Macron qui est en

ligne de mire. Il a donc été rappelé que l’engagement du Président et de ses ministres ne

pouvait s’arrêter à des effets de communication, en vue des prochaines législatives, mais

devait être suivi dans le temps, avec des interventions et des actions précises et concrètes

en matière de financement et de carnets de commandes.

 

2. Une liste des sujets prioritaires pour la CGT (voir liste ci-jointe) lui a été remise. Le

président de la République a quant à lui confirmé ses positions, développées dans son

programme, en matière de salaire avec uniquement une augmentation de la prime

d’activité, sur les retraites (un mixte entre retraite par points et l’existant) ou sur

l’assurance chômage (une gestion tripartite). Il a confirmé sa volonté de faire un effort

financier (environ 15 milliards d’euros) sur les questions de formation (initiale et

continue), notamment par le biais de l’apprentissage et de l’alternance, ainsi que sur la

formation des chômeurs en donnant plus de moyens à Pôle emploi.

 

3. Emmanuel Macron a confirmé vouloir faire de l’égalité salariale femmes/hommes, une

des priorités de son mandat. Il a retenu l’idée de la CGT de pénaliser financièrement les

entreprises ne respectant pas la loi en la matière, sans en préciser les modalités

concrètes.

 

4. Un point a été fait sur les questions de l’industrie et des services publics, sans véritable

précision de la part d’Emmanuel Macron sur ces deux sujets, si ce n’est industrie du futur

et réduction des dépenses publiques.

 

5. Enfin, a été évoquée la question du Code du travail. La CGT lui a suggéré la lecture du

nouveau Code du travail simplifié avec droits collectifs renforcés (ouvrages du GR-PACT).

E. Macron a rappelé sa volonté d’assouplir les règles en pointant la place de la

négociation en entreprise. Nous lui avons rappelé l’épisode 2016 et la désapprobation,

d’une très large majorité de l’opinion publique, des organisations syndicales et de

jeunesse ainsi que les mobilisations qui ont eu lieu. Nous lui avons aussi rappelé les

conditions de son élection, les votes par défaut, le niveau d’abstention et les votes blancs

et nuls, résumées dans notre déclaration : « faire barrage au Front National et agir pour le

progrès social »

 

6. L’entretien s’est terminé par la demande de la CGT d’ouvrir un débat national d’urgence

sur la question du mal travail, de ses conséquences sur les travailleuses et travailleurs et

sur l’efficacité des entreprises et services. Un débat qui associerait syndicats, chercheurs,

associations et salariés.

 

Si le Président semble déterminé sur sa volonté d’accroître « la casse du Code du travail »,

de favoriser et d’étendre la négociation en entreprise, il semble plus mesuré sur la forme et

les délais de mise en oeuvre. En effet, il a évoqué le recours à l’Assemblée Nationale, entre

fin juin et juillet, pour pouvoir agir par ordonnances, il a réaffirmé sa volonté de dialogue

avec les organisations syndicales dans un délai allant au-delà de l’été. Cela reste, bien

entendu à ce stade, des déclarations !

 

Raison de plus pour aller au débat avec les syndiqué-e-s et les salarié-e-s contre le projet qui

se dessine par Macron/Philippe et de porter nos propositions alternatives. Les mobilisations

restent plus que jamais d’actualité, profitons de la semaine de déploiement et des initiatives

du mois de Juin pour accélérer ce processus.

 

Une délégation de la CGT doit rencontrer le Premier Ministre lundi après-midi.

 

Montreuil, le 23 mai 2017

Le patron de la CGT, Philippe Martinez, appelle Macron à faire preuve d'"humilité"

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a appelé vendredi Emmanuel Macron a faire preuve "d'un peu d'humilité", rappelant au candidat d'En Marche ! qu'il a bénéficié d'un important "vote par défaut au premier tour", sur l'émission Ecorama. Jeudi, le candidat d'En Marche! a été vivement interpellé par des militants CGT opposés à la loi travail. Il a alors déclaré: "ce n'est pas la CGT qui est au deuxième tour de la présidentielle, ce n'est pas la CGT qui va présider le pays".

Interrogé sur cette réaction, Philippe Martinez a invité M. Macron à "un peu d'humilité". "Il faut savoir écouter la base, il ne faut pas gonfler les épaules en disant ça y est, vous avez voté pour moi, je ne m'occupe plus de vous", a dit M. Martinez. Emmanuel Macron "a fait 24% des votants au premier tour. S'il est déjà dans l'idée que tous ceux qui vont voter pour lui adhèrent à son programme, c'est une grave erreur politique", a-t-il ajouté.

"C'est celui qui a eu le plus de vote par défaut au premier tour", a-t-il encore ajouté. "Quand on n'écoute pas ceux qui sont en colère, ceux qui souffrent parce qu'ils ne gagnent pas assez, ceux qui subissent des lois comme la loi travail, faut pas s'étonner qu'il y ait des gens déçus", a encore dit M. Martinez. A propos de la décision de M. Macron de rencontrer les syndicats, s'il est élu, le secrétaire général a déclaré qu'il ne fallait pas que ce soit "un alibi pour dire +ça y est, je les ai vus, je me suis débarrassé des boulets, maintenant je fais ce que je veux+".

Invité par le journaliste d'Ecorama à choisir une mesure du programme d'Emmanuel Macron qui lui "plait", il a répondu : "je sèche".

Tag(s) : #Communiqués CGT

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