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Publié le jeudi 2 février 2017 à 14h00min par Aurélie de Varax

Graphiste salariée à Albi, Cécile Galéa télétravaille deux jours par semaine au Relais

d’Entreprises de Grenade. Efficacité, qualité de vie, économies, réduction des impacts environnementaux, le télétravail fait son chemin dans les organisations.

Graphiste salariée au sein de la start-up jeboostemaboite.com, Cécile Galéa télétravaille deux jours par semaine au sein du Relais d’Entreprises de Grenade (Haute-Garonne). « J’habite à Grenade et mon entreprise est à Albi. Télétravailler au Relais, à cinq minutes de mon domicile, me permet d’économiser presque cinq heures de route par semaine et 80 euros par mois, sans compter la fatigue.

Je suis au final plus efficace dans mon travail », analyse Cécile Galéa qui s’interdit ces jours-là de prendre sa voiture. Selon la jeune graphiste, le télétravail implique un contrat de confiance avec son manageur et de la rigueur : « nous faisons le point avant mon départ et je prends les dossiers dont j’ai besoin sur le réseau. A distance, tout se cale ensuite de la même façon mais par téléphone. »

Un constat partagé par Philippe Cachot, son employeur, qui finance les 160 euros de coût mensuel du bureau de passage : « Je savais que Cécile était suffisamment autonome pour travailler à distance et nous sommes dans une communauté de vue. Pour moi, l’entreprise a un rôle social à jouer. Assurer une qualité de vie à ses collaborateurs en fait partie et ne peut qu’influencer positivement le travail ». 
 

Le télétravail, une tendance lourde 

Selon une étude de l’Ademe réalisée en 2015 auprès de 850 télétravailleurs dont 26% d’indépendants, le sentiment positif est unanime parmi les employeurs, les manageurs, les partenaires sociaux et les travailleurs concernés. « Le bénéfice environnemental n’est pas prédominant dans la prise de décision, mais entraine une baisse de 30% pour les émissions de GES et de 50% pour les particules fines », précise Véronique Tatry, chargée de mission mobilité à l’Ademe. 
 
Un signal fort : depuis le 1er février, les salariés d’Airbus sont autorisés à le demander jusqu’à deux jours par semaine travaillés à leur domicile. Si la réflexion est entamée de longue date chez le constructeur, elle s’inscrit aussi dans le cadre de l’article 51 de la loi de transition énergétique qui oblige toutes les entreprises de plus de cent salariés à mettre en place un PDE (Plan de déplacement d’entreprise) pour janvier 2018, lorsqu’elles sont dans une zone couverte par un plan de déplacement urbain.

Ce qui est le cas de Toulouse, Montpellier, Nimes et Béziers. « Cela oblige les entreprises à réfléchir à leurs déplacements pendulaires, à mettre en place un plan d’action dont la possibilité du télé-travail », précise Véronique Tatry. 
 
Si les tiers lieu ne sont aujourd’hui pas plébiscités par les grandes entreprises par rapport au travail à domicile, la spécialiste souligne que la donne pourrait changer. « Lorsque l’offre sera mature, les entreprises pourront signer des contrats avec des tiers-lieux et réduire leur surface de bureaux et de parkings. Le télétravail les invite à une réflexion de fond sur l’organisation du travail et la gestion de l’espace. »

 
Tag(s) : #Reflexions cadres

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