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Forme retenue: éloge de l'individualisation, façon médias libéraux (les échos, la tribune...) OK ...OK...je généralise...!

 

Allez, je me jette à l'eau. Si vous ne respectez pas l'homme, respectez au moins la fonction. J'étais pourtant bien parti... (source Wikipédia) et croyez moi...il vaut mieux être un bon technicien/ingénieur ou un bon rédacteur /attaché ou un bon assistant de conservation/Attaché culturel ou même un directeur ...qu'un mauvais président. Aujourd'hui... je souffre. Je n'ai presque  plus d'amis Facebook.

Sorti 7e de l'ENA en 1980, j'ai choisi d'être auditeur à la Cour des comptes33. J'ai également été chargé de cours à l'IEP de Paris, où j'ai donné des cours d'économie aux étudiants de troisième année jusqu'en 199139. En 1984, suivant les promotions automatiques applicables aux anciens élèves de l'ENA, je devient conseiller référendaire à la Cour des comptes33.

Magistrat de la Cour des comptes, j'ai  disposé d'une équivalence (au CAPA)40 me permettant d'exercer la profession d'avocat. J'ai  travaillé pendant quelques mois, à partir de 1997, dans le cabinet de mon ami Jean-Pierre Mignard41, activité qui n'est pas mentionnée dans ma biographie officielle42.

 Mince...j'avais tous les pouvoirs.... l'assemblée nationale, le sénat, le 49-3... mais j'ai fait la même connerie que François ...en 82/83. M'isoler, travailler seul, ne plus voir les potes..." Comment j'ai pu être aussi ...?

Fin du mystère, je ne briguerai donc pas un second mandat. Mon intervention de 10 minutes en direct jeudi 1er décembre a laissé planer le doute jusqu'à deux minutes de la fin d'un plaidoyer où je suis fait l'avocat de ma propre cause.

Mon ennemi, c'est la finance... ouaih, bon ... c'est fini (4 ans à quart temps, c'est long...) Bon OK, c'était pour le buzz...

À défaut d'entrer dans l'histoire par la qualité de mon quinquennat, notamment en matière économique et sociale, mes derniers soutiens m' assurent d'ores et déjà que l'histoire me rendra justice. L'acceptation dès le début de mon mandat du pacte budgétaire européen en contradiction avec mes promesses de campagne, puis le pacte de responsabilité annoncé sans discussion, le virage social libéral annoncé lors de ses vœux, le choix de la « politique de l'offre » puis le calamiteux semestre durant lequel, avec Manuel Valls j'ai imposé la loi Travail, ont été les étapes d'un quinquennat qui aura beaucoup déçu.

Sur le plan social, ces cinq années ne sauraient être évaluées à l'aune des chiffres du chômage. L'inversion promise de la courbe du chômage n'est pour l'heure qu'une illusion d'optique car la baisse des chiffres est largement infirmée par la forte croissance de la précarité. Par ailleurs, on peut douter de sa crédibilité car elle est aussi assise sur un transfert de chômeurs vers les stages de formation.

Si l'on ajoute à ce bilan les atteintes aux libertés syndicales, le refus d'amnistier les militants poursuivis pour des faits commis lors de mouvements sociaux, l'acharnement des pouvoirs publics à poursuivre les militants en dépit des jugements de relaxe, l'agrément par le ministère du Travail de licenciements de délégués syndicaux contre l'avis des inspecteurs du travail, je peux comprendre  combien ces cinq années laissent un goût amer.

Que personne ne me pleure...si j'ai tué l'idée d'une seule gauche, je ne pointerai pas au chômage... Après tout, je vous l'avais dit que j'étais normal.

Votre président.

 

Tag(s) : #Contre-Culture

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