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Valls à Toulouse, la CGT montre les dents!

Après les promesses de printemps faites au MEDEF, l’ovation de sa politique de misère à
l’université d’été patronale, Manuel Valls a choisi Toulouse, les 9 et 10 octobre, pour décliner son pacte d’austérité.

Profitant du congrès de l'Association des Régions de France (ARF), le 1er ministre vient confirmer aux élus régionaux ses orientations en matière de réforme territoriale. Regroupement des régions, nouvelles intercommunalités, transferts de compétence et mise en concurrence des territoires sont au menu.

Les conséquences pour les populations et les salariés seraient terribles, elles se
caractériseraient principalement par :
 L’institutionnalisation de la mise en concurrence des normes et des droits des salariés entre
territoires. C’est tout l’édifice homogène et national du droit du travail qui serait détruit, y
compris la protection sociale
 L’abandon accru de la présence des services publics et la réduction drastique des services
et administrations de l’Etat, notamment l’échelon départemental et régional.
 La suppression d’échelons démocratiques de proximité et le renvoi des décisions à
d’obscures instances de plus en plus éloignées des citoyens.
 La mise en œuvre d’un vaste plan social permettant la suppression de milliers d’emplois
publics locaux et à terme de nouveaux déserts territoriaux.
 La mise des collectivités locales sous tutelle complète des grands groupes privés,
notamment du BPT et des sociétés de services

Une politique anti sociale et anti économique.
Cette réforme participe à la baisse de 50 milliards des dépenses publiques votées par l’assemblée nationale. Diminuer les dépenses publiques utiles, racketter par l’impôt le contribuable, non pas pour diminuer le déficit public (il reste sensiblement constant d’une année sur l’autre) mais pour exonérer le patronat de toute contribution sociale : telle est la politique économique de Hollande et Valls.

Elle entraîne le pays dans le chômage de masse, la récession et la misère : elle est tout
entière au service des rentiers et nantis. Preuve supplémentaire : l’affirmation du président d’inscrire dans la constitution le rôle du dialogue social et la place des grandes organisations représentatives s’est transformée, sur injonction du Medef, en remise en cause des seuils sociaux privant ainsi des millions de salariés de toute représentativité.

Les salariés qui défendent leurs emplois et l’entreprise, leurs services publics ou leurs conventions collectives sont, au moindre conflit et systématiquement, dénigrés comme l’ont clairement montré les campagnes médiatiques orchestrées par le gouvernement vis-à-vis par exemple des cheminots ou des intermittents du spectacle.
Plus globalement, c’est toute expression sociale qu’entend étouffer le gouvernement. Une telle politique de mépris des citoyens ne peut que renforcer l’incompréhension, le désarroi et l’exaspération. En fermant la porte à toute perspective sociale, comme l’avait fait Sarkozy, il permet au Front National de prospérer sur la misère.

Le 9 octobre toutes et tous agissons
SALAIRES, PENSIONS, EMPLOI, SERVICES PUBLICS, PROTECTION
SOCIALE
8h diffusion de tracts aux congressistes
Rassemblement à partir de 10h
Centre des congrès Pierre Baudis
STOP A L’AUSTERITE !

Tag(s) : #Luttes interprofessionnelles

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