Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Commun Lundi (9)

Toute défaite est une étrange victoire.

Ce beau titre n’est pas de moi. Rendons à

César ce qui lui appartient. César ou plutôt Oscar. Oscar Castro, acteur et metteur en scène chilien, installé aujourd’hui à Ivry-sur-Seine, emploie cette formule dans sa pièce Le 11 septembre de Salvador Allende.

Cette œuvre se présente comme un parcours biographique retraçant les moments-clés de la vie du président tragiquement décédé pendant le coup d’État militaire de 1973.

On y parle bien sûr beaucoup de politique, de campagnes électorales, de coups durs, de coups bas, de coups tordus.

Des défaites, le père Allende en a connu un paquet avant d’accéder à la (comme on dit) magistrature suprême. Mais il a su, à chaque fois, en faire une force. Un homme politique ne meurt jamais.

On peut transposer sur notre situation toulousaine. Ceux qui ont enterré Jean-Luc Moudenc à la suite du revers de 2008 se sont trompés.

Ses six ans de campagne et de présence de terrain ont payé.

On rejoue en 2014 la passation de pouvoirs au Capitole mais les acteurs ont échangé leurs rôles.

Séraphin Déat-Ricaud

Beautiful losers ?

Surtout connu comme chanteur, Cohen est avant tout poète. Je parle de Léonard bien sûr. La scène littéraire américaine avait salué, dans les années 70, la parution d’un recueil flamboyant intitulé « Beautiful losers ». Traduit en français : Les Perdants magnifiques.

Peut-on en dire autant de l’équipe municipale sortante ? Je crains, hélas, que non.

L’inventaire des erreurs et des maladresses dépasserait de beaucoup les trois colonnes de Commun Lundi.

Il faudrait en faire un livre (épais).

On pourrait imaginer, au syndicat, un collectif travaillant sur le sujet. Mais qui aura le temps ?

Il y a fort à parier que nous aurons d’autres tâches dans un proche avenir.

Salomon d’Alenvert

Pourquoi je n’ai pas voté Cohen.

Il faut reconnaître que l’arrivée de Cohen concluait le ras-le-bol des presque 4 décennies de droite, avec des élus identiques, sans souffle nouveau pour la ville. Tout le monde est d'accord pour dire que dans ces cas là, l'alternance est la bienvenue!

Enfin du sang neuf ! Enfin de nouvelles têtes ! Enfin des projets à la hauteur de la quatrième ville de France.

Le hic, c’est que devant la multiplication des projets tous azimuts beaucoup d'entre nous ont eu le sentiment persistant de pédaler sans avoir les moyens de réaliser le bel ouvrage promis.

Et côté syndical, on était tellement conviés à des réunions RH qu'on n’était plus sur le terrain!

Risquions-nous de perdre notre âme ? La question s’est posée.

Certains ont essayé de me convaincre de voter Cohen, m’expliquant des avancées : harmonisation du régime indemnitaire, transparence accrue dans les recrutements, considération pour (toutes) les organisations syndicales, fonctionnaires RH plus accessibles, etc.

Je répondais que tout n'était pas rose.

La mobilité interne balbutiait, notamment pour les postes à responsabilité, systématiquement réservés aux extérieurs. Et à quand la présence des élus du personnel dans les comités emplois ? C'est là que tout se décide. Quand on associe désormais les élus du personnel dans les conseils d'administration des entreprises, pourquoi les collectivités locales «de gauche» ont-elles traîné les pieds ?

Mais bon, j’aurais pu me laisser convaincre car l’état des lieux antérieur me rendait indulgent.

En fait, pour tout vous dire et lâcher le morceau, si vous voulez vraiment savoir pourquoi je n’ai pas voté Cohen, eh bien, c'est tout simplement parce que je n'habite pas Toulouse.

Franck Yvasis-Sebon

Tag(s) : #Commun Lundi - le journal des Cadres CGT

Partager cet article

Repost 0